10 ans après Fukushima : que retenir ?

Dans la journée du 11 mars 2011, le monde reçoit la mauvaise nouvelle venant de l’Asie. La centrale nucléaire de Fukushima située au nord-est du Japon vient d’être dévastée par un tsunami. Ce phénomène a occasionné d’importants dégâts. Mais 10 ans après, quel est l’état de ce site ?

Présence d’une forte radiation

Malgré 10 ans de travail acharné sur ce site de Fukushima, les choses semblent évoluer à pas de tortue. Pour rappel, cette catastrophe avait été déclenchée suite au dysfonctionnement du principal système de refroidissement entraînant ainsi l’explosion des radiateurs 1,2 et 3 de la centrale et le surchauffage du système de désactivation du 4e radiateur. Ainsi, ce dernier est également mis hors usage. Le principal but après ce désastre est de reconstruire le site. Sauf que pour y arriver, il va falloir passer par plusieurs étapes.

Parmi les innombrables missions qui doivent être exécutées sur ce chantier, il faut réussir à neutraliser les radiations et cet objectif est loin d’être atteint. En effet, selon les travailleurs recrutés sur le site, les radiations sont présentes sur une grande partie de la centrale. Mieux par endroit, ces radiations sont tellement fortes au point où les lieux seraient inaccessibles. La mission devient plus compliquée lorsque l’on sait que le combustible fondu séjourne toujours à l’intérieur des radiateurs. Et la technique qu’il faut pour s’emparer de ce combustible reste encore à inventer.

Près de 7000 travailleurs déployés pour la reconstruction de cette région

Au lendemain de cette catastrophe, le gouvernement japonais a très vite pris la mesure des choses. Un premier contingent de 3000 personnes dont l’âge se situe entre 40 et 60 ans, composé des ingénieurs, les techniciens et ouvriers a été envoyé sur les lieux. Ce nombre sera complété par 4000 autres personnes, cette fois-ci composées des jeunes qui probablement étaient dans les lycées ou dans des universités lors du déroulement du drame. Ces personnes travaillent quotidiennement d’arrache-pied afin de normaliser ce site. Certes, elles sont équipées du matériel et des tenus de protection, mais cela n’empêche pas qu’elles soient exposées à de nombreux dangers.