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Jim Carrey, portrait d'un geant

Publié par week-people sur 7 Novembre 2014, 10:31am

Catégories : #cinéma

Jim-Carrey-weekpeople-3.jpgC’est la star de cette fin d’année, alors Jim Carrey merite bien son portrait ! C'est l'acteur au visage le plus expressif, même expressionniste, d'Hollywood. Capable de la pire grimace, du sourire le plus monstrueux comme de la contorsion la plus hilarante. Depuis ses premiers succès dans les années 1990, on l'a utilisé pour jouer derrière un masque vert déformant (The Mask), pour capturer ses expressions dans le rôle du terrible Scrooge (dans Le Drôle de Noël de Scrooge de Robert Zemeckis) ou pour effrayer les enfants derrière la fourrure du Grinch. Maquillé en monstre ou père de famille respectable, Jim Carrey a jonglé avec les rôles tout au long de sa carrière, essayant de ne pas se contenter de faire jouer le visage qui l'a fait remarquer au début de sa carrière dans les années 1980, sur le plateau du Saturday Night Live.

Lorsqu'il commence, Carrey fait partie d'une nouvelle génération de comiques. Avec ses mimiques et son comique de geste (on se souvient de lui, en tutu, mimant des ralentis hilarants dans Ace Ventura), il relance le burlesque. Loin de la génération des boys next door qui suivront (Jason Segel ou Seth Rogen), Jim Carrey, tout comme Will Ferrell, utilise son corps comme outil comique.

JIM-CARREY-weekpeople.jpgDès le début de sa carrière cinématographique, on le place dans des rôles frôlant l'absurde. Il connaît le succès, en 1994, dans le rôle de Stanley Ipkiss, un homme tout à fait normal qui fait l'acquisition d'un mystérieux masque... Et il y développe tous ses ressors comiques: grimaces, jeux sur la voix, comique de situation et un sens de l'absurde poussé à son paroxysme. Une recette qui va lui donner accès à plusieurs rôles de fous furieux ou de débiles inoubliables: chez les frères Farrelly (Dumb and Dumber), en professionnel du câble frappé (Disjoncté), en détective pour chiens et chats excentrique (Ace Ventura)... Partout où il passe, il réussit le même cocktail détonant de burlesque et de tendresse.

Un registre qui va aussi connaître quelques ratés, avec notamment le Batman ultrakitsch de Joel Schumacher, le bien-pensant Bruce tout-puissant en 2000 ou récemment le (trop) gentil M. Popper et ses pingouins. À la fin des années 1990, c'est dans des rôles différents qu'il réalise ses meilleures prestations. En 1999, il joue sur le fil dans Man on the Moon, drame sur le dérangeant Andy Kaufman. Hollywood ne lui propose que quelques rôles dramatiques qu'il sait pourtant saisir. Il brille, en 2004, en amoureux éconduit dans Eternal Sunshine of the Spotless Mind, dans The Truman Show et, en 2009, aux côtés d'Ewan McGregor dans I Love You Philip Morris.

jim-carrey-week-people.jpgMais depuis cinq ans, Jim Carrey semble chercher sa place à Hollywood, entre apparitions dans des séries (The Office, 30 Rock) et films mineurs (Kick-Ass 2). En promotion aux Pays-Bas, il a même confié vouloir mettre un terme à sa carrière cinématographique. La suite de Dumb & Dumber, qui sort en salle le 17 décembre, réussira-t-elle à raviver son envie de faire rire en reformant l'hilarant duo? Aux États-Unis en tout cas, le succès du film a démontré que son public lui reste fidèle, malgré tout.

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