Le programme de relance de l’économie américaine prévu par Joe Biden

L’élection présidentielle du 3 novembre 2020 aux États-Unis est désormais du passé. Les lèvres sont suspendues à présent sur la politique que doit mener le nouveau locataire de la Maison-Blanche pour redorer le blason de l’économie américaine. D’après ses propos lors de la campagne électorale, il promet un rebond spectaculaire. Mais en attendant la mise en œuvre de cette politique, ça vaut la peine de scruter son contenu réel.

949 milliards à investir

Appelé « Build Back Better » qui signifie « Reconstruire mieux », le plan économique de Joe Biden prévoit investir 949 milliards de dollars lors des quatre prochaines que va durer son mandat. Certes, les États-Unis représentent la première puissance économique mondiale, mais face à la crise sanitaire liée au covid-19, aucun pays n’a été épargné. La perte subie par l’économie américaine a été lourde. Du coup, pour revenir à la normale, il faut un programme bien élaboré.

Les 949 milliards de dollars seront investir principalement dans deux secteurs qui représentent le socle du développement de ce pays. Il s’agit des infrastructures et de la technologie. Le président démocrate compte injecter 542 milliards de dollars de cette somme pour la modernisation des infrastructures et l’amélioration de la sécurité. De même, il projette investir 406 milliards de dollars dans la recherche et le développement technologique afin de contrer la progression de la Chine dans ce domaine.

Un clin d’œil aux PME

Dans son programme, Joe Biden promet un soutien particulier aux petites et moyennes entreprises. En effet, il est constaté que le dernier plan d’aide aux entreprises voté par le congrès a été en grande partie distribué aux grandes sociétés. Ce qui fragilise les PME. Le nouveau président promet renverser la tendance. Il préconise l’augmentation des impôts payés par les grandes entreprises sur les bénéfices afin de soutenir les petites entreprises. L’achat des produits locaux reste aussi une priorité afin d’éviter la fuite des capitaux.